Voici l’automne; et voici, à nouveau, le Club du livre.   Jeudi, a 7 heures soir, on va lire et on va parler au sujet de Balzac ou la Petite Tailleuse chinoise,   un petit roman délicieux de Dai Sije située en Chine à l’époque de la Révolution Culturelle de Mao Zedong.

Entre naïf et très dur,  ce roman – qui est, d’ailleurs, le premier roman de l’écrivain franco-chinois – raconte l’histoire de deux jeunes citadins qui sont envoyés à la campagne pour faire leur « réeducation ». Éloignés de leur famille, trop intellectuelle – trop dangereuse – et de tout ce qui provient de l’étranger, ils se voient plongés dans une campagne rude et un entourage hostile où ils arrivent, néanmoins, à se faire un place. La découverte de l’amour, de l’amitié, et, surtout, d’une caisse pleine de livres – littératture étrangère, une arme puissante et fortement interdite par la Révolution Culturelle – sont le fil rouge de ce roman et promènent le lecteur à travers de la poésie la plus belle : celle de la simplicité.

Balzac ou la Petite Tailleuse chinoise est une histoire sur la puissance de la jeunesse, sur les interdictions, l’amitié, la politique, la peur, l’amour, la pureté, la censure … et, surtout, c’est une histoire sur la découverte de la littérature, toute puissante, omniprésente, libératrice et créatrice d’idées.

Ce livre a été adapté au cinéma en 2002 par Dai Sijie lui-même et, même si le livre avait été écrit en français, le film a été tourné en chinois dans les montagnes de Zhangjiajie, dans la province natale de Mao.